ACTU
Le 1er mai et la fleur d'églantine rouge
En France, dès 1890, les manifestants du 1er Mai prennent l'habitude de défiler un triangle rouge à la boutonnière avec comme revendication la journée de 8 heures. Le 1er mai 1891, à Fourmie, dans le Nord, la manifestation est réprimée. La troupe tire sur les ouvriers... 9 morts.
En souvenir du sang versé et en référence à Fabre d'Eglantine*, les militants remplacent le triangle rouge par une églantine écarlate (rose sauvage), fleur traditionnelle du Nord. Elle est portée par les militants de Dijon à l'occasion de plusieurs 1er Mai et au cours des luttes importantes jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
En 1941, le maréchal Pétain impose officiellement le muguet à la place de l'églantine, symbole trop prolétarien, trop "rouge", trop "révolutionnaire". Il rebaptise le 1er Mai (journée internationale de lutte du mouvement ouvrier) par "fête du vrai travail et de la concorde sociale".
* Fabre d'Eglantine est un auteur, poète et homme politique révolutionnaire (1750-1794). Il est l'auteur du calendrier républicain et proposa une fête du travail au 3e jour des sans-culottides (en référence aux Sans-Culottes. Cette journée fut instituée au 1er Pluviôse (20 janvier) par Saint-Just et fut célébrée pendant quelques années.
Des expositions réalisées
par l'Institut d'Histoire Sociale CGT 21
Elles peuvent être mises à disposition sur demande au 06.82.21.80.22
1890-2013
La Bourse du Travail de Dijon
Produite à l'occasion du centenaire de la Bourse du Travail de Dijon, elle retrace son histoire, de sa création en 1893 - bien avant la construction de l’actuel bâtiment - jusqu’en 2013. Ce travail collectif de recherche et d'écriture s'est poursuivi avec l'édition d'un ouvrage du même nom, disponible à la vente auprès de l'Institut.
Les vies du Maitron au service
des engagements d'aujourd'hui
14 panneaux retracent le parcours et l'engagement de militant.e.s qui ont contribué à la construction de la CGT en Côte-d'Or. Les notices rédigées par l'équipe de l'Institut d'Histoire Sociale CGT 21 ont rejoint le Maitron, le dictionnaire bibliographique du mouvement social et ouvrier.
La restauration d'objets de mémoire
Le drapeau de la Fédération Ouvrière de Côte-d'Or (1893)
et le drapeau du Syndicat dijonnais des Travailleurs des Chemins de fer (1917)
Trois drapeaux de syndicats locaux ont été retrouvés il y a quelques années dans les caves de la Bourse de Travail de Dijon. Grâce aux démarches de membres de l'IHS CGT 21, ils ont pu être inscrits au titre des Monuments historiques de la région. Cette reconnaissance a permis d'engager un travail de restauration, soutenu financièrement par la DRAC Bourgogne-Franche-Comté et les dons des syndicats et particuliers ayant répondu à la souscription lancée conjointement par l'Institut et l'UD CGT 21.
C'est à l'atelier LP3 Conservation, à Semur-en-Auxois, que ces deux bannières ont été "remises en forme" au terme d'un méticuleux travail de restauration.